
Le tendon d’Achille relie les muscles du mollet au talon. À chaque foulée, il encaisse plusieurs fois le poids du corps. Chez le coureur, il est donc souvent le premier à protester quand la charge d’entraînement augmente trop vite.
Comment la reconnaître ?
- Une douleur à l’arrière du talon ou quelques centimètres au-dessus, sur le tendon.
- Une raideur le matin au lever, qui s’atténue après quelques pas.
- Une douleur en début de footing qui « chauffe » puis revient plus forte après l’effort.
- Parfois un épaississement ou un petit nodule palpable sur le tendon.
On distingue deux formes : la tendinopathie du corps du tendon, 2 à 6 cm au-dessus du talon, la plus fréquente chez le coureur, et la tendinopathie d’insertion, juste à l’endroit où le tendon s’attache sur l’os. Elles ne se traitent pas tout à fait de la même façon, d’où l’intérêt d’un examen précis.
Pourquoi apparaît-elle ?
Le tendon s’abîme quand il reçoit plus de contraintes qu’il ne peut en absorber. Les causes les plus fréquentes : augmentation brutale du kilométrage, séances de côtes ou de fractionné ajoutées d’un coup, changement de chaussures (notamment vers un drop plus faible), mollets raides ou peu endurants. La façon dont le pied se déroule au sol joue aussi un rôle.
Que faire ?
- Ne pas s’arrêter complètement : le tendon a besoin d’être chargé pour guérir. On réduit plutôt le volume et l’intensité pour rester sous le seuil de douleur (une gêne jusqu’à 3/10, qui disparaît le lendemain, reste acceptable).
- Renforcer le mollet : les montées et descentes lentes sur pointe de pieds sont l’exercice de référence. Un professionnel vous aidera à doser la progression.
- Éviter les étirements agressifs du tendon douloureux et les chaussures très plates pendant la phase aiguë.
Le rôle du podologue du sport
Au cabinet, l’examen clinique et l’analyse de la course sur tapis permettent de repérer ce qui surcharge le tendon : appui, cadence, chaussage. Si besoin, une semelle sur mesure (avec une légère talonnette transitoire, par exemple) soulage le tendon le temps qu’il se renforce. Elle est fabriquée sur place et remise à la fin du rendez-vous.
Consultez rapidement si la douleur dure plus de deux à trois semaines, si elle vous fait boiter, ou en cas de douleur brutale « en coup de fouet » : dans ce dernier cas, il faut voir un médecin en urgence pour éliminer une rupture.
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Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation. Besoin d’un avis ? Prenez rendez-vous au Cabinet de Podologie Alésia ou appelez le 01 43 22 09 36.



